L’entrepreneuriat, un remède au chômage

Alors que s’ouvre aujourd’hui le Salon des Entrepreneurs, le Medef lance plusieurs propositions pour encourager l’entrepreneuriat.

Créer son propre emploi plutôt que d’en demander un! Alors que 19 millions de Français envisagent un jour de créer leur boîte (sondage Ifop),

l’entrepreneuriat, et notamment l’entrepreneuriat individuel, apparaît plus que jamais comme une des solutions pour lutter contre le chômage de masse. «Alors que l’ascenseur social est bloqué, l’entrepreneuriat est la meilleure solution à l’intégration, pour créer son propre emploi, avec l’espoir de progresser» affirme Pierre Gattaz, président du Medef qui a multiplié les initiatives en ce sens ces dernières années.

En 2014, l’organisation patronale a conclu un partenariat avec le Ministère de la Défense et lancé une expérimentation de parrainages de militaires par des entrepreneurs afin de les accompagner dans leur démarche de reconversion. Deux ans plus tard, 34 militaires en reconversion ont ainsi pu créer leur emploi et recruter. Le Medef a également incubé une formation à l’envie d’entreprendre à destination des jeunes des quartiers, «Les Déterminés», en partenariat avec l’association Agir pour Réussir (AGPR) présidée par Moussa Camara et soutenue par le groupe de protection sociale Klesia. Lancée en décembre, cette formation a permis d’accompagner 15 jeunes. 10 ont créé leur entreprise, 3 ont retrouvé un emploi et 2 ont repris leurs études.

Sécuriser les relations entre les entrepreneurs individuels et les donneurs d’ordre

Alors que s’ouvre aujourd’hui le Salon des Entrepreneurs, le Medef a annoncé de nouvelles initiatives. L’organisation patronale va dupliquer avec les sportifs de haut niveau ce qu’elle fait avec les militaires: les faire accompagner par des chefs d’entreprise pour leur permettre de réussir leur reconversion. Le Medef lance également un Guide du routard du financement d’entreprise, pour aider les créateurs à trouver les sources de financement les plus adaptées.

Enfin, le Medef a formulé plusieurs propositions, qu’il souhaiterait voir intégrées dans le futur projet de loi porté par la ministre du travail Myriam El-Khomri. En particulier, il souhaite sécuriser les relations entre les entrepreneurs individuels et les donneurs d’ordre en agissant sur les risques de requalification. «Les patrons de PME craignent de faire appel aux autoentrepreneurs car ils redoutent de voir cette mission requalifiée en salariat déguisé, explique Thibault Lanxade, vice-président du Medef en charge des PME. Il faut donc préciser dans la loi les critères de subordination juridique qualifiant une relation de salariat». Le Medef demande également d’introduire une proportionnalité des sanctions appliquées par l’Urssaf quand il n’y a pas d’intention frauduleuse manifeste.

L’organisation patronale propose aussi de rendre plus fluides les parcours entre salariat et l’activité indépendante en facilitant les transitions professionnelles entre le statut de salarié et de non-salarié. Mais également en étudiant la possibilité d’une assurance ou couverture des entrepreneurs individuels en cas de perte d’activité économique. Enfin, le Medef propose de faciliter l’accès des nouveaux acteurs au marché en lissant certaines règles fiscales ou normatives et en réformant les conditions de qualifications pour exercer certaines activités. «Au lieu de mettre sur les autoentrepreneurs toutes les contraintes qui pèsent sur les artisans, raisonnons à l’inverse! Faisons en sorte que l’artisan qui démarre puisse bénéficier pendant les deux premières années des facilités de l’autoentrepreneur», conclut Thibault Lanxade.

Source: http://www.lefigaro.fr

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